samedi 9 novembre 2013

Quatre trucs ludiques pour écourter une réunion

Marre des meetings soporifiques, des échanges interminables? Adoptées par les start-up les plus innovantes, ces astuces simples et conviviales vous aideront à recadrer le débat."les ingénieurs ne sont pas les meilleurs communicants du monde et ils ont souvent des egos très fort"  constate un dirigent d'une société spécilisée dans le marketing mobile. pour éviter que ses réunions tournent à la foire d'empoigne ou à la séance d'hypnose, cette société  a adopté des techniques permettant de limiter le temps accordé à un sujet, de couper court aux digression et polémiques, puis d'évaluer l'efficacité de la rencontre. Des méthodes inspirées de celles d'Octo, une SSII parisienne très innovante. Mais n'allez pas croire qu'elles sont réservées aux geeks ou aux start-up. Simples à mettre en oeuvre, ne nécessitant ni matériel ni savoir-faire spécifiques, elles sont transposables à toute organisation. En voici quatre, particulièrement payantes.
  • Le minuteur: Savoir si le catalogue de vente sera imprimé sur papier glacé ou mat est un sujet crucial pour les commerciaux et la com, mais pas pour le directeur financier ni pour le directeur de la production. Y consacrer une heure quand tout le monde est présent serait un beau gâchis. Pour éviter ce genre de débordement, faites un bref tour de table pour décider du temps à accorder à ce sujet et lancer le chronomètre de votre smartphone ( ou simplement minuteur de cuisine). quand sonne le fin de débat, consultez à nouveau les participants pour savoir s'il mérite d'être poursuivi dans cette réunion ou ultérieurement, en comité réduit.
  • La boite à meuh: Jean-Philippe, le directeur des systèmes informatiques, est si content d'avoir trouver une solution pour fusionner l'ancienne base de données et la nouvelle qu'il s'est mis en tête de vous raconter par le menu comment il s'y pris. Autant dire que les délais ne passionnent que lui. C'est le moment de faire retentir la boite à meuh, qu'elle soit à l'ancienne, ornée d'un dessin de vache, ou logé au sein des applis de votre smartphone. Posée au milieu de la table, elle doit être accessible à tous." Dans nos réunions, on a vue des personnes importantes se faire interrompre par leur n-2!" témoigne un directrice. Mais attention à ne pas heurter la sensibilité. "Avant chaque réunion, on explique aux nouveaux la raison de sa présence. le but n'est pas de vexer les gens, mais d'avancer".
  • Le bâton de parole: La technique fait un peu boy-scout, mais elle a le mérite de calmer les esprits est susceptible d'enflammer les passions. le principe? choisissez un objet - une peluche, un ballon, un stylo-feutre...- qui fait office de" bâton de parole". Pour l'obtenir, on lève la main, comme à l'école primaire. " Nous l'utilisons avec succès dans nos brainstorming. cela évite le bouhaha" assure un responsable.
  • Le Roti: Que les végétariens se rassurent, il ne s'agit pas de leur faire manger de la viande! D'origine anglo-saxonne, l'acronyme Roti est contraction de " Return on Time Invested". A la fin des débats, les participants notent la réunion avec les doigts d'une main. on en lève un si on estime avoir perdu son temps, cinq si le résultat a dépassé nos espérences, trois s'il a comblé nos attentes. 

mercredi 6 novembre 2013

Audi ou la quête méthodique de la voiture parfaite

Audi ou la quête méthodique de la voiture parfaite: Considérée comme ringarde il y a trente ans, la marque aux anneaux est devenue aussi désirable que Mercedes et BMW. Le résultat d’une poursuite incessante de l’excellence.

Après sept semaines d’attente, les époux Huber ont passé une journée «fantastique» et «géniale» : visite des chaî­nes de montage, déjeuner, séance photo personnalisée à côté de leur nouveau bijou, une A5 Sport­back bleu métallisé à 40.000 euros. Pour s’asseoir derrière le volant, ils ont sagement attendu leur tour. Cha­que jour, 160 clients sont ainsi conviés à l’Audi Forum de Neckarsulm, près de Stuttgart. Tout est prévu : les enfants ont leur espace jeu, les chiens disposent de leur aire d’accueil, et les grands patientent en rêvant dans le show­room, entre une R8 Spyder à 184.000 euros et une A8 L à 213.000 euros, avant d’acheter un porte-clés à la boutique des produits dérivés…
Rattrapage express. Quand la plupart des constructeurs expédient la remise des clés dans une concession de banlieue, la marque aux anneaux a élevé ce moment au rang de cérémonie pour ses clients. Viser l’excellence, de la conception jusqu’à la remise des clés en passant par le service après-vente : voilà l’exigence qui a permis à Audi, filiale de Volkswagen, de passer en moins de trente ans du statut de marque ringarde et moribonde à celui de fantasme sur roues. Au début des années 1980, Audi est encore un constructeur de petites berlines pour Allemands à bretelles, à mille lieues de l’univers de Mercedes et de BMW, qui triomphent sur le haut de gamme. Depuis, il a opéré un rattrapage fulgurant. En vingt ans, le chiffre d’affaires monde a été multiplié par six et la production par trois. En 2012, Audi a vendu 1,455 million de voitures. Plus que Mercedes et presque autant que BMW.
Prendre la pole position. La crise ? Quelle crise ? La marque aux anneaux a dégagé 5,4 mil­liards d’euros de marge opérationnelle en 2012, soit la moitié des ­bénéfices de Volkswagen. Et elle vise le leader­ship mondial sur le segment premium en 2015. Sûre de son coup, elle prévoit d’accroître de 40% ses capacités de production d’ici à trois ans. Le pilote de cette renaissance s’appelle Ferdinand Piëch. Petit-fils du fondateur de Porsche – autre marque du groupe Volkswagen –, c’est un ingé­nieur brillant et visionnaire. Son ambition inquiète ses cousins, qui l’écartent de l’héritage automobile familial.En guise de ­revanche, Piëch emploie toute son énergie à métamorphoser Audi en constructeur haut de gamme. «Il est parti de rien : sa voiture phare, l’Audi 50, c’était le même type de modèle que la Volkswagen Polo de l’époque», souligne Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’«Auto Plus». Le mot d’ordre de Piëch est aussi l’ADN et le slogan d’Audi depuis 1971 : «Vorsprung durch Technik», «l’avance par la technologie». Piëch transpose le savoir-faire acquis chez Porsche. En 1980, il lance la première transmission intégrale Quattro sur les voitu­res de tourisme. Ensuite, les innova­tions s’enchaînent : 1989, le premier moteur TDI (diesel à injection directe) ; 1993, la première carrosserie en aluminium ; 2003, la boîte à double embrayage de série… Un bond technologique consacré par des trophées sportifs avec 11 vic­toires sur 13 éditions des 24 Heures du Mans entre 2000 et 2012 !
Priorité à la R&D. Pour conserver son avance technologique, Audi n’hésite pas à faire parler le chéquier. D’ici à 2016, il va investir 11 milliards d’euros dans la recher­che et développement et dans  l’amélioration des chaînes de production. Aujourd’hui, près de 9 000 personnes travaillent à la division recherche. Parmi elles, les 180 ingénieurs du Light­weight Design Centre de Neckarsulm ont pour unique mission de mettre les top-modèles d’Audi au régime. C’est ainsi que la dernière A6 pèse 80 kilos de moins que sa grande sœur et affiche une consommation de carburant en baisse de 20%. Pour étoffer ses savoir-faire, Audi s’est aussi offert l’an dernier le constructeur italien de motos Ducati, qui apporte ses compétences dans l’usage des fibres de carbone et la miniaturisation des moteurs.
La classe italienne. «Vorsprung durch Design» : la formule n’existe pas, mais le succès et l’identité d’Audi doivent beaucoup à un grand manitou de la planche à dessin, l’Italien Walter de Silva. Débauché en 2002, il a été distingué par le Compas d’or 2011 en Italie, et le prix du design 2010 en Allemagne pour l’A5 Coupé – «la plus belle voiture que j’aie jamais dessinée», assure-t-il. Depuis 2002, il a signé tous les détails qui identifient instantanément une Audi : ses yeux – phares effilés, LED pour l’éclairage de jour – et sa bouche – la calandre trapézoïdale single frame. Le budget design ? Top secret. Ce qui est sûr, c’est qu’Audi ne regarde pas à la dépense. Sept designers sont ainsi affectés au dessin des phares. Et tous les projets intermédiaires sont réalisés à l’échelle réelle, en maquettes dynamiques, pour les voir rouler, quand d’autres se con­tentent de modélisations sur écran.Une technologie au top, des cour­bes de rêve : il ne restait qu’à séduire de nouvelles clientèles. Dès 1996, le constructeur tape juste avec l’A3, sa première compacte pre­mium.
Le début du cauchemar pour BMW et Mercedes, qui ne pro­posent alors que des berlines. D’une douzaine de modèles en 1996, Audi est passé à 36 à ce jour, et vise les 60 en 2020. Parfois, il faut s’y reprendre à deux fois. En 2001, la marque s’aventure sur le segment des petites citadines avec l’A2 : elle jette l’éponge au bout de quatre ans. «L’A2 cassait les co­des et était trop chère pour sa taille», tacle Alexandre Guillet du «Journal de l’automobile». Mais dès 2010, Audi est de retour avec l’A1 : un carton planétaire ! Et depuis 2006, la gamme Q, des SUV (utilitaires sportifs) qui draguent les familles, déclenche un tel engouement que la production peine à suivre : jus­qu’à huit mois d’attente pour un SQ5 en France aujourd’hui.
Si Audi peut multiplier les modèles tout en gardant une rentabilité maximale, c’est grâce aux synergies avec Volks­wagen, sa maison mère. Le géant allemand a réussi à rationaliser la production automobile comme nul autre avec ses plate­formes sur lesquelles plusieurs modèles de diverses marques peuvent être fabriqués.
Mutualisation gagnante. La plate-forme MQB permet d’assembler sur une même ligne des Seat, des Skoda, des Volkswagen ou des Audi (A3, TT et Q3). En termes de rentabilité, c’est très futé : chaque fabricant conserve ses propres usines, mais la mutualisation des composants autorise des économies de 20 à 30% sur le développement et la production des modèles.Ce système n’interdit pas à Audi de proposer une personnalisation sans limites pour ses modèles les plus chers. Il existe ainsi 2.700 sor­tes de rétroviseurs, 50.000 versions du siège conducteur et 28 800 types de portières avant pour les berlines A8. Et si le nuancier propose 41 cou­leurs de peinture extérieure, le client peut aussi commander la «couleur de sa cravate», précise Hans Grossmann, guide de l’usine depuis vint-neuf ans. «A l’époque de la première A8, le directeur a demandé combien il y avait d’exemplaires strictement identiques sur les 105.000 unités produites.
La réponse était : deux !»La conquête de l’international s’est aussi déroulée sans fausse note. L’allemand exporte 80% de ses voitures, contre une sur deux il y a vingt ans. Ce succès tient au flair de Ferdinand Piëch, qui a misé sur la Chine dès 1988. Bien lui en a pris : avec plus de 400.000 voitures vendues en 2012, ce pays est le premier marché mondial d’Audi. Aux Etats-Unis, la marque entend refaire son retard grâce à un nouveau site de production, au Mexi­que, prévu pour 2016. Et l’Inde, où elle ne vend que 10 000 unités l’an mais pointe déjà en tête des premium, pourrait être la Chine de demain.
Un employeur attractif. Côté ressources humaines, la firme aux anneaux occupe la pole position au classement des employeurs allemands les plus séduisants pour les jeunes diplômés. A l’image d’excellence s’ajoutent les opportunités de carrière – plus de la moitié des postes offerts sont pourvus en mobilité interne –, et des rémunérations attractives. En 2012, ses salariés allemands (ouvriers inclus) ont reçu une prime moyenne de 8.030 euros nette d’impôts, contre 7.650 chez BMW et 3.200 chez Mer­cedes. Enfin, ils bénéficient d’un bilan de santé annuel ainsi que d’une crèche d’entreprise, un avantage rare outre-Rhin.
Pour accompagner sa montée en gamme, Audi a eu l’idée de s’inspirer des codes marketing du luxe. Ses publicités, classe et épurées, véhiculent un message valorisant la performance technologique. En général, c’est réussi : à l’image du spot qui décrit avec une profusion de détails la fabrication d’un unique millimètre du phare arrière gauche rouge d’une A1. Parfois, ça l’est franchement moins. En 2011, pour vanter le «clean diesel» du Q7, Audi ose ce slogan : «Difficultés respiratoires, hyperréactivité des bronches, bronchiolites infantiles. On continue à ne rien faire ou on se décide à agir ?» S’agissant d’un 4 x 4 dont les émissions de CO2 dépassent la moyenne, c’est du «green­washing» culotté ! La pub déclenche un tollé. Sans incidences sur les ventes du Q7. La magie Audi…
Showrooms futuristes. Le constructeur investit aussi beaucoup dans le hors média, notamment avec le programme de fidélisation MyAudi.fr, un club façon Nespresso, pour chouchouter le client. Ce qu’aucun fabricant automobile n’avait développé avant lui. Parmi les offres en France : dîner avec Jacques Weber, skier avec Jean-Baptiste Grange ou cuisiner avec Thierry Marx. Sympa !Enfin, le réseau de distribution n’a cessé de monter en gamme. Fini le morceau de moquette dans le coin d’une concession Volkswagen. Audi investit de luxueux bâtiments en forme de terminaux d’aéroport. Dans les grandes villes mondiales, il innove avec un concept de show­room 100% digital : le premier Audi City a ouvert en 2012 à Londres. Dans un décor d’Apple Store, le client peut personnaliser son futur modèle sur tablette tactile et même interagir avec lui grâce aux mouvements du corps. Il repart avec son dossier sur une clé USB. Pour s’affirmer comme le premier des premium, Audi sait qu’il doit continuer de faire rêver.

mardi 5 novembre 2013

Pourquoi Apple veut vous acheter votre vieil iPhone

 La marque lance, d’abord aux Etats-Unis, un programme de reprise des anciens modèles. Objectif : doper les ventes des nouveaux, en les rendant moins onéreux. (en chiffre: 100 à 200 euros de reprise en fonction des modèle/ 37 millions d'iPhone vendus au premier semestre 2013 contre 70 pour Samsung)
Qui a dit qu’Apple ne créait plus la surprise ? Fin août, alors que la Toile n’en finissait pas de spéculer sur les nouvelles fonctionnalités de l’iPhone 5S Goldfinger, lancé le 10 septembre, la marque à la pomme surprenait tout le monde avec un communiqué laconique indiquant qu’elle testait un nouveau service de reprise des mobiles dans plusieurs de ses boutiques américaines. Avec ce programme baptisé «iPhone Reuse and Recy­cling», chaque client peut ainsi ap­por­ter son ancien iPhone pour l’échanger contre un bon d’achat sur un modèle actuel. Une remise non négligeable allant de 100 à plus de 200 euros, selon le modèle. Certaines conditions sont néanmoins requises : le mobile doit être en parfait état et le client sous contrat avec un opérateur. Certes, le système de repri­se est pratiqué depuis des lustres par les concessionnaires automobiles, et presque tous les distributeurs d’élec­tronique grand public (Fnac, Darty, Phone House…) s’y sont mis ces dernières années. Apple, qui se contentait jusqu’ici, même en France, d’offir un discret service de reprise externalisé, a donc fait brutalement irruption dans le jeu.
Répondre à Samsung. L’opération reprise doit en effet aider Apple à maintenir ses positions sur le marché juteux des smartphones : au cours du premier semestre 2013, Samsung en a vendu pratiquement deux fois plus que l’américain (70,7 millions d’appareils contre 37,4 millions), faisant passer la marque à la pomme sous les 14% de part de marché mondial. Les têtes pensantes de la firme de Cupertino espèrent que ce nou­veau service fera revenir les clients dans ses boutiques. Avec 400 Apple Store dans le monde, dont 250 aux Etats-Unis et une quinzaine en France, Apple ne contrôle en direct que 20% environ de ses ventes de smartphones. Très insuffisant, selon le big boss Tim Cook. Car dans les innombrables circuits de distribution, les produits Apple souffrent de la comparaison avec des concurrents beaucoup plus agressifs sur les prix, à commencer par… Samsung. Ce qu’Apple fera des appareils rachetés ? Plusieurs experts du secteur confirment que la marque a l’intention de les remettre à neuf pour les revendre avec un rabais sur le marché américain – comme il le fait déjà, notamment pour les produits défectueux qui lui sont retournés.
Marché colossal. Des iPhone d’occasion certifiés Apple, voilà un autre argument fort pour faire revenir le client. Preuve de l’importance qu’il accorde à cette opération, le fabricant a soigneusement préparé le terrain en boutique, n’hésitant pas, comme le raconte un observateur américain, à «verser une prime aux vendeurs pour les deux heures de formation imposées». Au passage, c’est aussi une manière de prendre pied sur le colossal marché de la reven­te, estimé à plus de 10 milliards d’euros rien qu’aux Etats-Unis.
Déstockage et recyclage. L’opération de reprise a aussi pour objectif de pousser les clients à se rééquiper. «Depuis des années, souligne un expert, les débats sont très animés chez Apple sur les moyens d’aider le client à financer des produits haut de gamme : ils ont peut-être trouvé la solution.» A court terme, ce nouveau service devrait donc permettre d’écouler encore plus rapidement les stocks d’iPhone. A plus longue échéance, il pourrait être le moyen pour Apple de préparer ses clients à franchir un cap technologique. «La nouvelle génération d’appareils qui s’annonce, notamment l’iWatch, risque de fonctionner avec de nouvelles tech­nologies plus puissantes et donc plus onéreuses», prévoit Paul Amsellem, de l’agence marketing Mobile Network Group. Selon lui, Apple prépare l’avenir en mettant en place ce système de financement, qui donnera à ses clients les moyens d’acquérir plus facilement des innovations à des prix élevés.
«Dans ce programme, il y a surtout un circuit de recyclage, qui prévoit de récupérer l’aluminium, le mercure, les batteries, les puces… explique un professionnel. C’est bon pour l’image et, d’un point de vue économique, bien plus efficace que la revente.» Tous ces composants pourraient, en effet, trouver une seconde vie dans le fameux 5C, l’iPhone low cost lui aussi dévoilé par Tim Cook le 10 septembre. Et donc compenser au moins en partie la marge sacrifiée. Autant de raisons de penser que le programme de reprise ne restera pas longtemps confiné aux Etats-Unis.

lundi 4 novembre 2013

L'empathie managériale

L'empathie est la capacité de se mettre à la place de l'autre pour tenter de comprendre son point de vue, ses émotions et ses sentiments, et se comporter en conséquence avec plus de tolérance et d'humanité. longtemps omises dans l'entreprise, haut lieu de l'individualisme et de la compétition, cette attitude gagne aujourd'hui de terrain.
Dans la vente par exemple, l'empathie peut rapporter gros. En 2012 téléfonica a financé en Allemagne un programme pilote visant à aider les téléconseillers à mieux comprendre les problèmes et les besoins des clients. Résultat: l'opérateur à vu croître de 6 points en six semaines la satisfaction de ces derniers. Et n'est pas seul à opter pour cette approche, de nombreux grand groupes, dont L’Oréal, sont en train d'y sensibiliser leurs équipes.
l'empathie n'est plus seulement vue comme un trait de caractère mou et essentiellement féminin, mais comme une vrais compétence managériale susceptible d'engendrer des profits. cette disposition en partie innée revêt à la fois un volet conscient et un volet inconscient, et si elle est naturellement plus présente chez certains individus, les neurosciences ont mis en évidence qu'e
lle pouvait s'acquérir et se développer.